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Historique d'une pièce

Chaque facture, chaque relevé bancaire et chaque reçu de caisse tient son propre journal : qui a fait quoi, quand, avec quel outil, et ce qui a changé. Le même journal alimente, pour les administrateurs, une vue d'ensemble de tout ce qui bouge dans la comptabilité.

Mise à jour le 11 septembre 2026

À quoi il sert

Une pièce comptable passe entre plusieurs mains : la personne qui la saisit, le cabinet qui la vérifie, l'assistant qui prépare un brouillon, l'analyse automatique qui lit le document, la relance qui part toute seule. Sans journal, il ne reste que l'état final, et la question « qui a changé cette date d'échéance, et quand ? » n'a plus de réponse. L'historique conserve chaque étape, horodatée, du plus récent au plus ancien.

À noter

Rien ne s'efface. Supprimer un brouillon n'efface pas son journal : la ligne reste, avec le numéro et le montant de la pièce disparue.

Ce qui est tracé

Les quatre familles de pièces partagent le même journal. Chacune y inscrit les événements de son propre cycle de vie.

  • Factures de vente et avoirs

    Création, modification et suppression d'un brouillon, émission, envoi par e-mail, relance, réglage des relances automatiques, encaissement et retour en arrière, annulation et restauration, création d'un avoir, affectation d'un avoir et sa libération, imputation comptable, régénération du PDF, complément de taux de change.

  • Factures d'achat

    Création — saisie, depuis un document du coffre-fort, depuis l'adresse de dépôt par e-mail ou par import — modification, suppression, enregistrement, réouverture, demande de correction, rejet, nouvelle soumission, annulation et restauration, règlements ajoutés, modifiés ou supprimés, affectation d'un avoir, imputation comptable, fichier rattaché, analyse automatique.

  • Relevés bancaires

    Import du relevé en PDF, en image ou en tableur, analyse automatique du document, modification, rattachement du compte bancaire et des fichiers, confirmation, suppression.

  • Reçus de caisse

    Scan ou saisie du reçu, analyse automatique, modification, confirmation, suppression, fichier rattaché.

À noter

Une analyse automatique inscrit son propre fil : lancée, terminée — avec le nombre de champs reconnus — échouée ou annulée. Vous voyez donc pourquoi une pièce est restée en brouillon.

Qui apparaît comme acteur

Chaque ligne porte son auteur. Ce n'est pas toujours une personne.

  • Une personne de votre organisation, avec son nom et son adresse e-mail tels qu'ils figurent dans les membres.
  • Un collaborateur de votre cabinet comptable, dont le nom est précédé de celui du cabinet : l'action est tracée au nom du cabinet qui l'a faite, dans le dossier de son client.
  • Atlas, quand l'assistant crée ou modifie une pièce pour vous. La ligne garde le lien vers l'appel d'outil exact qui l'a produite.
  • Une clé API d'organisation, lorsqu'une intégration écrit à distance. La ligne nomme la clé employée, pas seulement la personne qui l'a créée.
  • Un agent connecté par MCP, c'est-à-dire un assistant externe autorisé à écrire dans votre organisation.
  • React Box lui-même, pour ce qui se déclenche sans personne derrière : relance automatique envoyée à l'heure dite, PDF régénéré, taux de change complété une fois le cours publié, analyse restée bloquée et abandonnée.

Ce qu'une modification enregistre

Une modification ne se contente pas de dire qu'il y a eu modification : elle liste les champs touchés, avec leur valeur avant et leur valeur après. Sur une facture de vente, ce sont la date d'émission, l'échéance, le client, la devise, le mode de règlement, le délai de paiement, les notes, le bas de page et l'assujettissement à la TVA. Sur une facture d'achat, le fournisseur, son numéro de facture, les dates, la devise, le mode de règlement, le compte payeur et les notes. Sur un relevé, le compte bancaire, les dates de période, les soldes et le libellé. Sur un reçu, le tiers, le numéro, la date, le montant, la devise, le mode de règlement et le motif.

À noter

Les lignes d'une facture ne sont jamais détaillées dans le journal : l'historique signale qu'elles ont changé et combien il en reste, rien de plus. Et une modification qui ne change rien — vous ouvrez la pièce, vous enregistrez sans avoir rien touché — n'écrit aucune ligne.

L'historique d'une pièce

Il se lit dans l'écran de détail de la pièce, sous ses informations : facture de vente, facture d'achat, relevé bancaire, reçu de caisse. Les événements sont classés du plus récent au plus ancien et se chargent par paquets, un bouton en bas de la liste en demandant davantage. Une ligne de modification se déplie pour montrer les champs, avant et après. Sur mobile, le même historique figure au bas de chaque écran de détail.

À noter

L'historique suit la permission de lecture de la pièce : qui peut ouvrir la facture peut lire son journal. Il n'y a pas de réglage séparé.

Le journal de l'organisation

Un écran répond à la question « qu'est-ce qui a bougé dans la comptabilité cette semaine, et qui l'a fait ». Il rassemble les quatre familles dans un seul tableau — quand, qui, quelle action, quelle pièce — et chaque ligne ouvre la pièce concernée. Vous le trouvez dans la section Comptabilité, sous Historique, sur le web comme sur mobile.

Réservé aux administrateurs

Le journal de l'organisation est réservé aux administrateurs et aux propriétaires. Ce n'est pas une case à cocher dans un rôle : c'est le rôle lui-même qui ouvre l'écran. Les autres membres gardent l'historique de chaque pièce qu'ils ont le droit d'ouvrir.

Filtrer le journal

Cinq filtres combinables, et un tableau qui se pagine.

  • La famille

    Ventes, achats, relevés bancaires ou reçus de caisse.

  • L'action

    Émission, envoi, encaissement, annulation, analyse automatique : la liste complète est proposée dans un champ cherchable.

  • L'acteur

    Une personne en particulier, ou une origine : Atlas, une clé API, un agent MCP, le système.

  • La période

    Un intervalle de dates, choisi d'un seul geste.

  • La recherche

    Le numéro d'une facture de vente, le numéro de facture d'un fournisseur, le libellé d'un relevé ou le numéro d'un reçu.

Le cabinet sur un dossier client

Un cabinet comptable retrouve le même journal dans le dossier de chacun de ses clients, avec les mêmes filtres. Tout ce qu'un de ses collaborateurs y fait est tracé au nom du cabinet : le client lit « Cabinet Dupont · Marie » et sait ainsi que l'action vient de l'extérieur de son organisation.

À noter

Côté cabinet, le journal d'un dossier client s'ouvre aux collaborateurs qui voient l'ensemble des dossiers, et au superviseur assigné à ce dossier-là.